Archive for the ‘Maroc’ Category

A propos d’ACTA au Maroc

Samedi, février 18th, 2012

L’Australie, le Canada, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse, les États Unis d’Amérique et le Maroc ont signés un accord commercial du nom d’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement). (Lire la suite…)

Démocratie subite

Vendredi, août 5th, 2011

Les marocains ont le sens de la formule. Il suffit, pour s’en rendre compte, de capdemalaisser traîner ses oreilles dans les taxis, les marchés ou dans la rue, pour constater la richesse des expressions, que ce soit en arabe, en amazight ou en français. J’ai pu aussi m’en rendre compte à l’occasion d’une réunion de Cap Démocratie Maroc.

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Pirates du Maroc

Vendredi, juillet 29th, 2011

Ça a été comme une révélation suite à une conversation avec un type rencontré dans un café (un ami d’un ami d’un cousin du voisin de mon cousin). J’ai commencé par lui expliquer les principes du PPMa. Il était vraiment intéressé. Puis, je lui ai donné le nom du parti. Il m’a jeté un de ces regard….Et ce regard a déclenché la réflexion suivante.  (Lire la suite…)

Choses vues

Dimanche, juillet 24th, 2011

Days off, zonage industriel : trucs vues et entendues tout au long de mon flash. Presque régulièrement mis à jour.

Taxi : ai fait la route Tétouan-Tanger dans un taxi « grima », les célèbres Mercedes 240. Le chauffeur conduisait au frein à main.Sur ces modèles, le frein à main se trouve à gauche et c’est un levier qu’on tire pour freiner. Avec une subtile conjugaison de frein moteur et de frein à mains, le chauffeur a fait transiter six personnes (quatre derrière, deux à la place du mort) d’une ville à l’autre, dont une (ma gueule) fascinée par tant de maestria et d’inconsciences. – Sardines : Certes, je suis un imploitant, en bon netocrate que je me targue d’être. Mais là, sur le coup, il faut que je partage cette adresse. A quelques kilomètres de Tétouan, il y a un village sur le bord de mer du nom d’Azla. Sur la plage, tout au fond, il y a une paillotte qui sert, entre autres, une tajine de poisson, mais je te jure, c’est si délicieux, si bon, avec la Méditerranée et cette plage déserte. Là-dessus, un thé à la menthe et un sebsi, et tu as un avant-goût de ce à quoi ressemble le paradis. Le soir, sur le marché aux poissons, des dizaines d’échoppes te vendent presque tout ce qui vit dans la mer. Et dans l’air, le fumet des sardines grillées, génocidées par paquet de douze. – Lessive : Un cas d’étude fascinant pour l’étudiant en école de commerce est la lessive Tide. Comment une lessive est devenue une institution, presque un synonyme de lessive. Pour laver mes fringues, je suis parti m’acheter une boîte de Tide. Geste anodin mais par lequel, en quelque sorte, ça y est, je suis marocain (zoufri, certes). – Figues : L’odeur du figuier crée en moi une boucle mémorielle. Elle me fait penser à ceux de mon grand-père, quand j’étais petit. Je me souviens m’être souvenu de cette odeur sous un figuier…du Jardin Botanique de Bruxelles :-/ Et je pense à ça, assis sous un figuier. – Chaïb : « L’âme haute et sereine, inaccessible aux passions et aux émotions vulgaires, dominant les nuées et les ombres de ce monde, les folies, les mensonges, les haines, les vanités, les misères, habite le bleu de ciel, et ne sent plus que les ébranlements profonds et souterrains de la destinée, comme le haut des montagnes sent les tremblements de terre. » – Sentier lumineux : Sur le chemin entre … et …, dans les montagnes du Rif, il y a deux lieu-dit : « là où on a tué le roumi » et « le noisetier du pendu ». Deux histoires à raconter. – Taxi 2 : Petit taxi ou « grima », un usage intensif de ce mode de transport peut causer de sérieux dommages à vos vertèbres.  – Cat’s eye : Au Maroc, on comprend pourquoi le chat et le lion sont tous les deux des félidés. J’imagine la rencontre entre un chat de la campagne marocaine et un chat de la ville européenne. Et la scène me fait bien rigoler. – Chika : Il s’appelle Ahmed, c’est le fou du village de … Il parle tout seul ; il est habillé de guenilles ; il est manchot, mais son bras gauche, dans mon souvenir de gamin, était si puissant qu’il pouvait atteindre sa cible à une énorme distance. Il est vieux aujourd’hui, même s’il m’a toujours semblé vieux quand j’étais petit. Un jour lointain que je me renseignais sur lui, on m’avait annoncé qu’il était mort, un peu comme on annonce la mort du Père Noël. Ben, de le revoir en vie grâce à Dieu, je me suis dit « ah, les sales menteurs ! ». – Carlito’s way : Il y a beaucoup de Benny du Bronx au Maroc : ils parlent mal à Sasso et aux sous-fifres en général, et se montrent obséquieux envers Carlito Brigante. Et tout ce que Benny mérite, c’est le mépris de Carlito.

Badria

Vendredi, juillet 22nd, 2011

Un jour, mon père est mort. Ce sont des choses qui arrivent. Ça a été l’occasion de chercher à donner du sens à sa vie, et à la mienne. Ce sont des choses qu’il m’arrive de faire. (Lire la suite…)

Chaïb

Jeudi, juillet 21st, 2011

Un homme qui sied à mon cœur. (Lire la suite…)

Imploitation

Mercredi, juillet 20th, 2011

Deux sociologues suédois, Alexander Bard et Jan Söderqvist, ont écrit en 2008 un livre qui, à mon avis, est la première pierre de l’édification d’une théorie sociologique des changementsbard-et-sunderqvist sociaux induits par la nouvelle dynamique entre les individus qu’on peut voir à l’œuvre sur internet (pour le dire simplement). Les Netocrates est un livre important, qui pose des jalons pour qui veut comprendre et analyser le grand chambardement actuel. A tel point, que je vais y revenir assez souvent dans cette recherche/action/participation/observation. Malgré les dégaines des auteurs sur la couverture, c’est assez bien fait et assez abouti sur certains points. Sur d’autres, ça demande à être creuser. Ils inventent de nouveaux concept, à partir de ceux de Michel Foucault et Gilles Deleuze. (Lire la suite…)

Countdown

Mardi, juillet 19th, 2011

J’ai débarqué au Maroc il y a quatre jours. Objectif :  y faire, dans le cadre de la préparation au lancement d’une thèse en sociologie, de l’observation participante et/ou (j’me tâte encore) de la recherche-action, et ce jusqu’aux élections législatives anticipées du 7 octobre prochain. Cette date est toute aléatoire, bien qu’officiellement arrêtée : les partis politiques sont en pleine négociation avec le Ministère de l’Intérieur sur une quantité de points cruciaux (je reviendrai là-dessus plus tard), dont le choix dans la date.

Bref, nous sommes à 80 jours des élections législatives.

Et alors ? (Lire la suite…)

Apologue

Mardi, juin 28th, 2011

Il était une fois, un chef d’entreprise qui régnait sans partage sur le monde des systèmes d’exploitation à destination des ordinateurs personnels. Ce chef d’entreprise, que nous appellerons Guillaume Porte, avait tout : la reconnaissance, l’argent et le pouvoir. Son système d’exploitation, que nous appellerons Fenêtre (Porte était malicieux), était utilisé par un si grand nombre de gens qu’on eût pu croire qu’il n’existait pas d’alternatives pour faire fonctionner un ordinateur personnel. (Lire la suite…)

Accounted

Lundi, avril 18th, 2011

Les discours de roi sont très intéressants. La démocratie va de pair avec la multiplication des acteurs politiques, et cette multiplication entraîne une dévaluation de la parole. Et en Belgique, avec une demi-douzaine d’assemblées législatives et autant de gouvernements, les politiciens squattent les médias et nous inondent, littéralement, de leur propos, dont la vacuité n’a d’égale que la platitude. Quand ce n’est pas, à l’inverse, des échanges de nom d’oiseau qui feraient honte à une institutrice de maternelle. Oui, ces temps sont pénibles pour l’amateur de la chose politique. Pour cet amateur, il existe deux alternatives. La première est de se réfugier dans les méandres du Net et de trouver, par delà les médias traditionnels, des points de vue, des analyses, des perspectives, des orientations, des projets : en somme, toute chose que l’on serait en droit d’attendre d’un élu du peuple. La seconde alternative au vide sidéral du discours politique actuel est de se raccrocher à celui dont la parole est rare, bien qu’il soit un acteur de premier plan : le chef de l’Etat.

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