L’Australie, le Canada, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse, les États Unis d’Amérique et le Maroc ont signés un accord commercial du nom d’ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement). PLUS »
Trojan
Trente ans que des gens à travers le monde se battent contre l’ordre néolibéral. Trente ans que des actions collectives, initiées par des citoyens ou des associations, tentent de faire barrage à cette société dont Milton Fridmann, entre beaucoup d’autres, s’est fait le promoteur zélé. Ce mouvement d’opposition à l’idéologie dominante est appelé « altermondialisme » en français, et « global justice movement » en anglais[1].
Trente ans, cela fait des générations entières. Dans le monde entier. Comment et pourquoi ce mouvement a échoué dans sa tentative de transformer le monde ? PLUS »
Réponse à Faniel et Vercauteren
Suite au succès électoral des pirates berlinois, les pirates de Belgique ont eu
l’honneur d’être l’objet de l’attention des médias traditionnels et de fameux politologues[1]. Leur analyse se déclinent en quelques points : la thématique du Parti Pirate est (1) limitée et (2) « n’apparaît pas comme majeure ». Les Pirates (3) s’adressent à un type de public très particulier et (4) manquent nettement de visibilité.
Impudeurs socialistes
Les propos tenus par le ban et l’arrière ban des socialistes bruxellois, convoqués dans les médias pour disserter des émeutes estivales de Londres sont stupéfiants. Et suscite une légitime révolte chez Jean-Luc, 38 ans, assistant social à Molenbeek-Saint-Jean : « Ça m’a mis hors de moi de les entendre parler ainsi ». PLUS »
Démocratie subite
Les marocains ont le sens de la formule. Il suffit, pour s’en rendre compte, de
laisser traîner ses oreilles dans les taxis, les marchés ou dans la rue, pour constater la richesse des expressions, que ce soit en arabe, en amazight ou en français. J’ai pu aussi m’en rendre compte à l’occasion d’une réunion de Cap Démocratie Maroc.
Choses vues
Days off, zonage industriel : trucs vues et entendues tout au long de mon flash. Presque régulièrement mis à jour.
Taxi : ai fait la route Tétouan-Tanger dans un taxi « grima », les célèbres Mercedes 240. Le chauffeur conduisait au frein à main.Sur ces modèles, le frein à main se trouve à gauche et c’est un levier qu’on tire pour freiner. Avec une subtile conjugaison de frein moteur et de frein à mains, le chauffeur a fait transiter six personnes (quatre derrière, deux à la place du mort) d’une ville à l’autre, dont une (ma gueule) fascinée par tant de maestria et d’inconsciences. – Sardines : Certes, je suis un imploitant, en bon netocrate que je me targue d’être. Mais là, sur le coup, il faut que je partage cette adresse. A quelques kilomètres de Tétouan, il y a un village sur le bord de mer du nom d’Azla. Sur la plage, tout au fond, il y a une paillotte qui sert, entre autres, une tajine de poisson, mais je te jure, c’est si délicieux, si bon, avec la Méditerranée et cette plage déserte. Là-dessus, un thé à la menthe et un sebsi, et tu as un avant-goût de ce à quoi ressemble le paradis. Le soir, sur le marché aux poissons, des dizaines d’échoppes te vendent presque tout ce qui vit dans la mer. Et dans l’air, le fumet des sardines grillées, génocidées par paquet de douze. – Lessive : Un cas d’étude fascinant pour l’étudiant en école de commerce est la lessive Tide. Comment une lessive est devenue une institution, presque un synonyme de lessive. Pour laver mes fringues, je suis parti m’acheter une boîte de Tide. Geste anodin mais par lequel, en quelque sorte, ça y est, je suis marocain (zoufri, certes). – Figues : L’odeur du figuier crée en moi une boucle mémorielle. Elle me fait penser à ceux de mon grand-père, quand j’étais petit. Je me souviens m’être souvenu de cette odeur sous un figuier…du Jardin Botanique de Bruxelles :-/ Et je pense à ça, assis sous un figuier. – Chaïb : « L’âme haute et sereine, inaccessible aux passions et aux émotions vulgaires, dominant les nuées et les ombres de ce monde, les folies, les mensonges, les haines, les vanités, les misères, habite le bleu de ciel, et ne sent plus que les ébranlements profonds et souterrains de la destinée, comme le haut des montagnes sent les tremblements de terre. » – Sentier lumineux : Sur le chemin entre … et …, dans les montagnes du Rif, il y a deux lieu-dit : « là où on a tué le roumi » et « le noisetier du pendu ». Deux histoires à raconter. – Taxi 2 : Petit taxi ou « grima », un usage intensif de ce mode de transport peut causer de sérieux dommages à vos vertèbres. – Cat’s eye : Au Maroc, on comprend pourquoi le chat et le lion sont tous les deux des félidés. J’imagine la rencontre entre un chat de la campagne marocaine et un chat de la ville européenne. Et la scène me fait bien rigoler. – Chika : Il s’appelle Ahmed, c’est le fou du village de … Il parle tout seul ; il est habillé de guenilles ; il est manchot, mais son bras gauche, dans mon souvenir de gamin, était si puissant qu’il pouvait atteindre sa cible à une énorme distance. Il est vieux aujourd’hui, même s’il m’a toujours semblé vieux quand j’étais petit. Un jour lointain que je me renseignais sur lui, on m’avait annoncé qu’il était mort, un peu comme on annonce la mort du Père Noël. Ben, de le revoir en vie grâce à Dieu, je me suis dit « ah, les sales menteurs ! ». – Carlito’s way : Il y a beaucoup de Benny du Bronx au Maroc : ils parlent mal à Sasso et aux sous-fifres en général, et se montrent obséquieux envers Carlito Brigante. Et tout ce que Benny mérite, c’est le mépris de Carlito.
Badria
Un jour, mon père est mort. Ce sont des choses qui arrivent. Ça a été l’occasion de chercher à donner du sens à sa vie, et à la mienne. Ce sont des choses qu’il m’arrive de faire. PLUS »
Imploitation
Deux sociologues suédois, Alexander Bard et Jan Söderqvist, ont écrit en 2008 un livre qui, à mon avis, est la première pierre de l’édification d’une théorie sociologique des changements
sociaux induits par la nouvelle dynamique entre les individus qu’on peut voir à l’œuvre sur internet (pour le dire simplement). Les Netocrates est un livre important, qui pose des jalons pour qui veut comprendre et analyser le grand chambardement actuel. A tel point, que je vais y revenir assez souvent dans cette recherche/action/participation/observation. Malgré les dégaines des auteurs sur la couverture, c’est assez bien fait et assez abouti sur certains points. Sur d’autres, ça demande à être creuser. Ils inventent de nouveaux concept, à partir de ceux de Michel Foucault et Gilles Deleuze. PLUS »

